les possibles du corps dans et pour l’espace public
Du 23 au 28 mars 2026 à Bordeaux
Formation de 42 heures organisée en partenariat avec I&M Académie, organisme de formation agréé à Montpellier.
Prise en charge Afdas, autre OPCA et auto-financement possibles.
Pour candidater : merci d’envoyer CV et lettre de motivation au plus tard le 1er février 2026 à contact@jeannesimone.com
Depuis 2007 et une première création dans l’espace public, Le goudron n’est pas meuble, la compagnie JEANNE SIMONE explore les interdépendances entre corps sentant, perceptif puis dansant et nos environnements urbains. Notre travail de recherche et de création creuse ces questions d’interrelations et nous élaborons un langage et des processus notamment ancrés dans le domaine somatique, pour aborder cet espace spécifique qu’est l’espace public, se confronter dans l’écriture à ses fondamentaux et développer un langage chorégraphique et physique qui permette à la danse et à l’espace public de vivre en coprésence et de s’impliquer mutuellement.
Nous envisageons justement cette formation comme un laboratoire où expérimenter comment préalablement s’ancrer dans les pratiques du champ somatique affine nos attentions et compétences, pour créer avec et au travers de l’espace public, en relation avec ses composantes du moment, ses habitant.es, ses usages, ses codes, son humeur ; comment s’immiscer plutôt qu’intervenir, danser en coprésence plutôt que de coloniser par sa danse et ses codes. Comment danser depuis le somatique, c’est danser dans le monde et au travers, s’en imprégner tout autant, prendre le risque de la rencontre.
Par des protocoles somatiques nourris de Body Mind Centering, de fasciathérapie, de yoga parfois, de Contact Improvisation encore, nous irons sentir nos milieux et nous y dédier, pour penser le temps et l’espace depuis le corps, élaborer des écritures chorégraphiques singulières qui s’adressent à celle.ux qui vivent ici, qui résonnent avec l’endroit, qui entrent en dialogue.
Ces six jours s’articuleront à remettre en jeu nos compétences, élaborer le vocabulaire d’une attention commune (libérée de questions de registres) et surtout renouveler notre perception de l’espace public en tant que partenaire
sensible.
Ce stage s’adresse
… aux artistes dramatiques, danseureuses, circassien.nes, musicien.nes, chanteureuses… engagé.es dans une recherche concernant les enjeux artistiques/politiques de la relation corps/espaces et lieux. Il s’agit d’un travail exclusivement corporel, il faut donc être avide d’utiliser ce seul outil dans sa recherche.
Nos objectifs pédagogiques
• Re-penser ses modes d’écriture.
• Questionner les notions de lieu(x), de milieux, de contextes.
• Considérer sens et perceptions comme terreau de la pensée chorégraphique.
• Se considérer corps pensant et danseur citoyen.
• Considérer l’espace public comme partenaire, sujet et/ou objet de jeu.
• Considérer notre présence dans l’espace public comme un acte impliquant relationnellement.
Les participant.es seront accompagné.es à explorer les notions d’espace partagé et de coprésence, l’écriture située, de composition dans l’instant, de mémoire et d’acuité du corps dans sa lecture immédiate des lieux et de ses éventuelles rencontres.
les formatrices
Laure Terrier et Sarah Grandjean sont toutes deux danseuses et chorégraphes. Laure Terrier assure la conception artistique et chorégraphique des créations de la compagnie JEANNE SIMONE. Sarah Grandjean est interprète de la compagnie depuis 2022 à l’occasion de la création Animal travail sortie en2025.
Elles co-écrivent aussi ensemble Nos lieues, une pièce sonore et chorégraphique, en trio, dédiée aux contextes, créée en 2025, et elles amorcent une recherche chorégraphique d’un « truc qui se marche » avec une première amorce lors du Festival Format danse à Jaujac en juillet 2025).