les possibles du corps dans et pour l’espace public

Du 30 mars au 09 avril 2027 à Bordeaux

(dé)formation de 70 heures organisée en partenariat avec I&M Académie, organisme de formation agréé à Montpellier.
Prise en charge Afdas, autre OPCA et auto-financement possibles.
Candidatures avec CV + lettre de motivation à adresser à contact@jeannesimone.com au plus tard le 29 novembre 2026.

Depuis 2007 et une première création dans l’espace public, Le goudron n’est pas meuble, la compagnie JEANNE SIMONE explore les interdépendances entre corps sentant, perceptif puis dansant et les différentes et précises caractéristiques de nos environnements (le plus souvent urbains). Notre démarche de recherche et de création creuse ces questions d’interrelations, par une approche singulière où le somatique rencontre l’anthropologie, la sociologie, l’éthologie, l’urbanisme, la philosophie ou encore la sémiologie.  Il s’agit de replacer nos gestes artistiques au sein d’une écologie de pratique, qui s’enracine dans la portée politique du corps dans nos espaces communs.

Nous creusons les questions esthétiques et politiques inhérentes et nécessaires pour aborder en toute humilité et vulnérabilité cet espace spécifique qu’est l’espace public, y proposer nos actes et gestes artistiques, comme des possibles nourrissants et questionnants, ouverts à l’échange, puisque nous empruntons ces espaces au même titre que ses autres usagers.

Nous élaborons patiemment des appuis, des biais d’écriture et de mise en présence, qui renouvellent nos langages chorégraphiques et permettent à la danse et à l’espace public de vivre en coprésence et de s’impliquer mutuellement. Ne pas coloniser passe aussi par privilégier la relation au moment présent, aux personnes en présence, au réel de l’instant. Chaque création est une mise en relation entre un propos, une attention singulière au lieu, à ses usages et usagers. Chacune est un tricotage serré entre structure d’écriture précise dans le temps et dans l’espace, et pratique et systèmes d’attention issus de la composition instantanée.

Ce stage s’adresse

… aux artistes dramatiques, danseurs.euses, circassiens.ne.s, musicien.ne.s, chanteurs.euses… engagé.e.s dans une recherche concernant les enjeux artistiques/politiques de la relation corps/espaces et lieux. Il s’agit d’un travail exclusivement corporel, il faut donc être avide d’utiliser ce seul et formidable outil dans sa recherche.

Nos objectifs pédagogiques

  • Re-penser ses modes d’écriture.
  • Questionner les notions de lieu(x), de milieux, de contextes.
  • Considérer sens et perceptions comme base permanente de la pensée chorégraphique et de sa réalisation.
  • Se considérer corps pensant et danseur citoyen.
  • Considérer l’espace public comme partenaire, sujet et/ou objet de jeu.
  • Considérer notre présence dans l’espace public comme un acte impliquant relationnellement.
  • Se familiariser ou approfondir ses compétences en composition instantanée.

Les participant.es seront accompagné.es à explorer les notions d’espace partagé et de coprésence, d’écriture située, de composition dans l’instant, de mémoire et d’acuité du corps dans sa lecture immédiate des lieux et de ses potentielles rencontres.

Nous observerons ensemble différentes modalités d’écriture propres à l’espace public, qui permet de focaliser sur un lieu tout autant que de penser un trajet comme élément dramaturgique, qui articule aussi en profondeur le triangle spécifique d’inter-relations entre spectateurisses/performeureuses/usagereuses des lieux (et repose là les questions de point de vue et de 360 degrés de la proposition).

les formatrices

Laure Terrier et Sarah Grandjean sont toutes deux danseuses et chorégraphes. Laure Terrier assure la conception artistique et chorégraphique des créations de la compagnie JEANNE SIMONE. Sarah Grandjean est interprète de la compagnie depuis 2022 à l’occasion de la création ANIMAL TRAVAIL sortie en 2025.
Elles co-écrivent aussi ensemble NOS LIEUES, une pièce trio, située, sonore et chorégraphique, dédiée aux contextes et créée en 2025.
Elles amorcent une recherche chorégraphique d’UN TRUC QUI SE MARCHE, protocole d’habitation d’un village par la marche à reculons. Ou comment redonner vie par l’éprouvé du sol commun aux différents lieux qui participent du vivre ensemble.